Rapport AST/ALT (De Ritis) : Ce qu'il révèle sur votre foie et votre longévité
Découvrez ce que signifie le rapport AST/ALT, comment l'interpréter, les valeurs optimales pour la longévité et comment améliorer la santé de votre foie grâce à des stratégies fondées sur la science.
Chaque année, des millions de personnes reçoivent leurs résultats d’analyses sanguines, vérifient que l’AST et l’ALT se situent dans la norme et poussent un soupir de soulagement. Mais presque personne ne regarde le rapport entre ces deux enzymes — une valeur qui peut parfois apporter plus de contexte que chaque chiffre pris isolément, lorsqu’elle est interprétée dans le bon contexte.
Si votre panel hépatique plus large indique ALT normale avec GGT élevée, lisez ce profil séparément du rapport AST/ALT, car les questions suivantes sont différentes. Même chose lorsque l’AST est élevée avec une ALT normale : muscle, exercice, hémolyse, profil d’alcool et contexte hépatique doivent être séparés avant d’interpréter le rapport.
Si vous avez déjà reçu des transaminases “dans la norme” en pensant que tout allait bien, vous pourriez passer à côté d’un signal important. Le rapport AST/ALT, connu sous le nom de rapport de De Ritis, est un indice subtil qui peut signaler des profils hépatiques, musculaires, alcooliques et métaboliques, et qui a été associé au risque à long terme dans des études de cohorte.
Ce que vous apprendrez :
- Ce que sont l’AST et l’ALT et quand leur rapport ajoute du contexte aux valeurs isolées
- Comment interpréter le rapport de De Ritis à l’aide des tableaux de référence
- L’association observée entre le rapport AST/ALT et le risque à long terme
- Des stratégies concrètes pour optimiser vos valeurs hépatiques
Réponse rapide
Le rapport AST/ALT, ou rapport de De Ritis, correspond à l’AST divisée par l’ALT. Un rapport proche de 1 est souvent équilibré ; <1 évoque souvent une stéatose hépatique métabolique ou une atteinte hépatocellulaire précoce, tandis que >2 avec une GGT élevée peut soutenir une atteinte liée à l’alcool ou une maladie hépatique avancée. C’est un indice, pas un diagnostic : à interpréter avec AST et ALT absolues, phosphatase alcaline, bilirubine, albumine, plaquettes, symptômes, médicaments, hémolyse et exercice intense récent.
Faits clés
- Rapport AST/ALT -> rôle -> reconnaissance de profil: il contextualise les enzymes, sans remplacer le diagnostic.
- ALT -> spécificité -> signal surtout hépatique: une ALT élevée est généralement plus spécifique d’une atteinte hépatocellulaire.
- AST -> distribution -> foie, muscle, coeur: exercice ou lésion musculaire peuvent augmenter l’AST et fausser le rapport.
- Rapport élevé -> signal -> risque observationnel: des études sur l’IRC et les soins intensifs l’associent à la mortalité, sans prouver la causalité ni créer de seuils à utiliser chez soi.
Que sont l’AST et l’ALT ?
L’AST (aspartate aminotransférase) et l’ALT (alanine aminotransférase) sont deux enzymes présentes notamment dans les cellules du foie, où elles jouent un rôle fondamental dans le métabolisme des acides aminés. Lorsque les cellules hépatiques sont endommagées, ces enzymes sont libérées dans le sang — c’est pourquoi leurs concentrations sont utilisées comme marqueurs de lésion hépatique.
Définition rapide : Le rapport AST/ALT (ou rapport de De Ritis) est le quotient entre les taux sériques d’aspartate aminotransférase et d’alanine aminotransférase. Il peut aider à reconnaître des profils liés au foie, au muscle, à l’alcool ou à une maladie avancée, mais il ne diagnostique pas la gravité à lui seul.
La différence fondamentale entre les deux enzymes
Voici le point essentiel : l’ALT est davantage pondérée vers le foie, tandis que l’AST est aussi présente dans le cœur, les muscles squelettiques, les reins, les globules rouges et le cerveau. Cette distribution différente est ce qui rend leur rapport informatif, mais aussi ce qui permet aux sources non hépatiques de l’induire en erreur.
- ALT : concentrée principalement dans le foie, elle est généralement plus spécifique d’une lésion hépatocellulaire que l’AST
- AST : distribuée dans plusieurs tissus, son élévation peut indiquer des problèmes allant au-delà du foie
Lorsque votre médecin prescrit un dosage des “transaminases”, il mesure précisément ces deux enzymes. Mais s’arrêter aux valeurs absolues, c’est comme ne lire que la moitié de l’histoire.
L’histoire du rapport de De Ritis
Le rapport doit son nom au médecin italien Fernando De Ritis, qui publia en 1957 la première description systématique de la relation entre l’AST et l’ALT dans les maladies hépatiques. Son travail pionnier démontra que ce n’était pas seulement l’ampleur de l’élévation qui comptait, mais la proportion relative des deux enzymes.
Plus de 60 ans après sa découverte, le rapport de De Ritis demeure l’un des outils diagnostiques les plus utilisés en hépatologie — un rare exemple de test ayant résisté à l’épreuve du temps en médecine moderne.
Comment interpréter le rapport AST/ALT
Dans les cellules hépatiques saines, la proportion d’AST par rapport à l’ALT est d’environ 2,5:1. Cependant, comme l’AST est éliminée du sang environ deux fois plus rapidement que l’ALT (demi-vie de 18 heures contre 36 heures), chez les sujets sains, les taux sériques sont approximativement égaux, produisant un rapport proche de 1.
Tableau d’interprétation
| Rapport AST/ALT | Interprétation | Causes possibles |
|---|---|---|
| 0,7 – 1,2 | Souvent équilibré | Pas de signal à cause unique par le rapport seul |
| < 1 | Prédominance ALT | Stéatose hépatique métabolique (MASLD), hépatite virale aiguë |
| > 1 | Prédominance AST | Cirrhose, maladie hépatique chronique avancée |
| > 2 | Forte prédominance AST | Maladie hépatique liée à l’alcool ou maladie avancée, avec GGT/contexte |
| > 5 | Cause extra-hépatique probable | Lésion musculaire, cardiaque ou osseuse |
Ce que signifie un rapport bas (< 1)
Un rapport inférieur à 1, où l’ALT dépasse l’AST, est le tableau typique de la maladie stéatosique hépatique associée à un dysfonctionnement métabolique (MASLD, la nouvelle nomenclature adoptée en 2023 pour remplacer la NAFLD) — une affection qui touche désormais environ 30 % de la population adulte mondiale, selon le consensus international le plus récent. Dans ce cas de figure, l’atteinte est surtout hépatique et souvent précoce.
Ce que signifie un rapport élevé (> 1)
Lorsque l’AST dépasse l’ALT, le tableau se complexifie. Un rapport supérieur à 2 peut soutenir une atteinte hépatique d’origine alcoolique ou une maladie hépatique avancée, surtout s’il est accompagné d’une GGT (gamma-glutamyl transférase) élevée. Un rapport qui passe au-dessus de 1 chez une personne atteinte de stéatose hépatique peut faire évoquer une fibrose avancée, mais il doit être interprété avec les valeurs absolues des enzymes, les plaquettes, les scores de fibrose, l’imagerie et le contexte clinique.
Attention aux faux positifs
Certaines situations peuvent fausser le rapport sans qu’il y ait de problème hépatique :
- Exercice intense ou inhabituel : la musculation peut augmenter l’AST, l’ALT, la CK, la LDH et la myoglobine pendant au moins plusieurs jours ; l’AST peut monter davantage que l’ALT et fausser temporairement le rapport
- Lésion musculaire : tout traumatisme musculaire élève préférentiellement l’AST
- Hémolyse : la destruction de globules rouges peut augmenter l’AST et brouiller l’interprétation
- Médicaments : statines, paracétamol et certains antibiotiques peuvent modifier le rapport
Valeurs optimales d’AST et d’ALT pour la longévité
Les plages de référence standard des laboratoires sont larges et conçues pour détecter la maladie avérée. Une lecture orientée prévention prête attention aux valeurs en bas de norme et aux tendances, mais il n’existe pas de seuil “optimal” universel valable pour chaque âge, sexe et contexte clinique.
Plages standard vs zones de suivi préventif
| Enzyme | Plage de laboratoire typique | Zone de suivi prudente à discuter |
|---|---|---|
| AST | 6–40 U/L | Bas de la norme si lésion musculaire et fragilité sont absentes |
| ALT | 7–56 U/L | Bas de la norme, surtout si le risque métabolique est faible |
| Rapport AST/ALT | 0,7–1,4 | Proche de 1, sauf si le contexte explique autre chose |
Des valeurs d’AST et d’ALT en bas de norme vont souvent avec une meilleure santé métabolique, une charge moindre en graisse hépatique et un risque cardiovasculaire plus faible, mais des valeurs très basses chez des adultes âgés ou fragiles peuvent aussi refléter une faible masse musculaire ou une maladie. Utilisez-les comme zones de suivi, pas comme seuils universels.
Pourquoi les plages de laboratoire sont trompeuses
Les plages de référence sont calculées à partir de la population générale — qui inclut un pourcentage significatif de personnes souffrant de stéatose hépatique subclinique, de surpoids et de syndrome métabolique. Cela signifie que la “norme” de laboratoire inclut déjà des valeurs sous-optimales.
Rapport AST/ALT et longévité : ce que dit la recherche
Le lien entre le rapport AST/ALT et les résultats à long terme est surtout observationnel. Les nouvelles études de 2025 ajoutent des données utiles de stratification du risque, mais le rapport doit rester un marqueur de contexte plutôt qu’un prédicteur autonome.
Le rapport est associé à la mortalité toutes causes confondues
Une cohorte communautaire publiée en 2022 dans le Journal of Clinical Laboratory Analysis a montré qu’un rapport AST/ALT plus élevé était associé à la mortalité toutes causes confondues et à l’incidence du cancer chez des adultes de 40 ans et plus. C’est un signal de risque observationnel, pas la preuve que le rapport cause lui-même la maladie.
Une étude publiée en 2025 dans Scientific Reports, s’appuyant sur la cohorte NHANES 2007–2016, a suivi 2 728 adultes atteints d’insuffisance rénale chronique et a montré que des rapports de De Ritis plus élevés étaient associés à une mortalité toutes causes confondues et cardiovasculaire plus élevée. Par rapport aux rapports <=0,98, les rapports >=1,32 portaient un risque ajusté plus élevé. Cela soutient une valeur pronostique dans l’IRC, mais ce seuil ne doit pas être copié comme seuil universel chez les adultes en bonne santé.
Une analyse multicentrique distincte publiée en 2025 portant sur 22 361 patients âgés en état critique (>=65 ans) a mis en évidence une relation non linéaire entre le rapport AST/ALT et la mortalité à 28 jours, avec un seuil autour de 2,161. Ce résultat en soins intensifs est utile pour la recherche en stratification du risque, mais il ne doit pas être traité comme un seuil d’interprétation à domicile.
Lien avec les maladies métaboliques
Un rapport AST/ALT altéré a été associé à :
- Hypertension : les lésions hépatiques chroniques contribuent à la dysfonction endothéliale
- Diabète de type 2 : le rapport peut être corrélé à l’insulinorésistance, mais l’insuline à jeun, la glycémie, l’HbA1c, les triglycérides et le tour de taille donnent une image métabolique plus large
- Stéatose hépatique : aussi bien la maladie hépatique associée à l’alcool (ALD) que la maladie stéatosique hépatique associée à un dysfonctionnement métabolique (MASLD)
- Cancers : certaines cohortes associent des rapports plus élevés à l’incidence du cancer ou à un pronostic moins favorable, mais ce n’est pas un test de dépistage du cancer
- Insuffisance rénale chronique : les données NHANES 2025 associent la hausse du rapport de De Ritis à la mortalité cardiovasculaire et toutes causes confondues chez les patients atteints d’IRC
Le foie, carrefour de la longévité
Le foie n’est pas qu’un simple organe de détoxification — c’est le centre métabolique de l’organisme. Il gère le métabolisme des lipides, des protéines et des glucides, régule les taux de glucose, synthétise des protéines essentielles comme l’albumine et métabolise médicaments et hormones. Un foie fonctionnant de manière optimale est un prérequis pour un vieillissement en bonne santé.
7 stratégies fondées sur la science pour optimiser le rapport AST/ALT
1. Réduisez la graisse viscérale
Pourquoi cela fonctionne : La graisse accumulée autour des organes abdominaux, en particulier le foie, est la cause principale de la maladie stéatosique hépatique associée à un dysfonctionnement métabolique (MASLD, anciennement NAFLD). Réduire la graisse viscérale de seulement 5 à 10 % peut normaliser les transaminases.
Comment faire :
- Maintenez un tour de taille inférieur à 94 cm (37 pouces) pour les hommes et 80 cm (31,5 pouces) pour les femmes
- Privilégiez un déficit calorique modéré (300-500 kcal/jour) plutôt que des régimes drastiques
- L’exercice aérobie d’intensité modérée est le plus efficace pour réduire la graisse hépatique
Résultats attendus : les transaminases s’améliorent souvent lorsque la perte de poids réduit réellement la graisse hépatique et l’insulinorésistance ; recontrôlez les analyses plutôt que de supposer un délai fixe.
2. Limitez drastiquement l’alcool
Pourquoi cela fonctionne : L’alcool est directement hépatotoxique et l’AST est particulièrement sensible aux lésions d’origine alcoolique. Même une consommation considérée comme “modérée” peut altérer le rapport AST/ALT au fil du temps. La science du vieillissement biologique est claire : l’alcool accélère le vieillissement épigénétique, raccourcit les télomères et perturbe l’architecture du sommeil — avec l’AST et l’ALT fournissant les preuves mesurables les plus directes des dommages cellulaires cumulatifs de l’alcool.
Comment faire :
- Si l’alcool explique le profil, l’abstinence est l’essai diagnostique et thérapeutique le plus clair à discuter avec votre clinicien
- Si vous buvez, restez dans les recommandations de faible risque et évitez les épisodes d’alcoolisation importante
- Recontrôlez AST, ALT, GGT et VGM après une période de réduction validée par votre clinicien
Résultats attendus : les profils enzymatiques liés à l’alcool peuvent s’améliorer après une réduction durable ou une abstinence, mais le délai dépend de l’atteinte hépatique initiale, de la GGT, de la nutrition et de la fibrose.
3. Adoptez une alimentation hépatoprotectrice
Pourquoi cela fonctionne : Certains aliments favorisent la régénération hépatique et réduisent l’inflammation, tandis que d’autres surchargent le foie.
Comment faire :
- Augmentez la consommation de légumes crucifères (brocolis, choux-fleurs, choux), de légumineuses, de céréales complètes et d’aliments peu transformés
- Intégrez des aliments riches en antioxydants : fruits rouges, curcuma, thé vert
- Réduisez drastiquement les sucres ajoutés et le fructose industriel, qui favorisent la lipogenèse hépatique
- Privilégiez les graisses mono-insaturées (huile d’olive extra-vierge, avocat) par rapport aux graisses saturées
Résultats attendus : une alimentation de type méditerranéen peut améliorer l’ALT et les marqueurs de graisse hépatique, surtout lorsqu’elle remplace les sucres ajoutés, les amidons raffinés et l’excès de graisses saturées.
4. Bougez régulièrement (mais intelligemment)
Pourquoi cela fonctionne : L’activité physique améliore la sensibilité insulinique hépatique et favorise l’oxydation des acides gras dans le foie. Cependant, l’exercice intense élève transitoirement l’AST.
Comment faire :
- 150 à 300 minutes/semaine d’activité aérobie modérée (marche rapide, natation, cyclisme)
- 2 à 3 séances de musculation par semaine
- Attendez au moins 48 à 72 heures après un entraînement intense avant de faire vos analyses de sang
Résultats attendus : l’exercice peut réduire la graisse hépatique et améliorer la sensibilité à l’insuline même avant une perte de poids majeure, mais évitez les entraînements intenses juste avant les analyses.
5. Gérez les médicaments avec prudence
Pourquoi cela fonctionne : De nombreux médicaments courants sont métabolisés par le foie et peuvent élever les transaminases, faussant ainsi le rapport AST/ALT.
Comment faire :
- Évitez l’usage chronique du paracétamol (ne dépassez pas 2 g/jour ; ne jamais associer avec l’alcool)
- Si vous prenez des statines ou d’autres traitements au long cours, suivez le plan de surveillance de votre clinicien plutôt que d’arrêter le traitement seul
- Discutez avec votre médecin des alternatives moins hépatotoxiques lorsque c’est possible
- Méfiez-vous des produits à base de plantes : certains, considérés comme “naturels”, sont hépatotoxiques
Résultats attendus : les variations enzymatiques liées aux médicaments s’améliorent souvent lorsque la cause est modifiée ou arrêtée, mais tout changement de traitement doit se faire sous supervision médicale.
6. Contrôlez l’inflammation chronique
Pourquoi cela fonctionne : L’inflammation systémique de bas grade accélère les lésions hépatiques et altère le rapport AST/ALT. L’inflammation chronique est également l’un des principaux moteurs du vieillissement biologique.
Comment faire :
- Maintenez un sommeil de qualité (7 à 9 heures par nuit)
- Pratiquez des techniques de gestion du stress (la méditation réduit les marqueurs inflammatoires)
- Augmentez votre apport en oméga-3 par le biais de poissons gras (saumon, maquereau, sardines) 2 à 3 fois par semaine
- Réduisez les aliments ultra-transformés qui favorisent l’inflammation
Résultats attendus : les marqueurs inflammatoires et les enzymes hépatiques peuvent s’améliorer lorsque le sommeil, la santé métabolique, l’alcool et l’alimentation s’améliorent ensemble.
7. Surveillez régulièrement vos valeurs
Pourquoi cela fonctionne : Le rapport AST/ALT est un indicateur dynamique qui reflète en temps réel la santé hépatique. Le suivre dans le temps permet de repérer les tendances négatives avant qu’elles ne deviennent problématiques.
Comment faire :
- Effectuez un bilan hépatique complet (AST, ALT, GGT, phosphatases alcalines) au moins 1 à 2 fois par an
- Notez toujours le rapport AST/ALT — de nombreux laboratoires ne le calculent pas automatiquement
- Comparez les valeurs dans le temps, pas seulement avec les plages de référence
- Si le rapport change de direction (de <1 à >1 ou inversement), approfondissez avec votre médecin
Résultats attendus : identification plus précoce des tendances permettant un suivi opportun.
Comment suivre et mesurer le rapport AST/ALT
Le suivi régulier des biomarqueurs hépatiques est l’un des outils les plus puissants pour la prévention. Mais comment organiser efficacement les données ?
Indicateurs clés à surveiller
| Indicateur | Zone de suivi | Ce qu’il indique |
|---|---|---|
| AST | Bas de la norme, interprété avec CK et exercice récent | Contexte hépatique, musculaire et globules rouges |
| ALT | Bas de la norme, interprété avec le risque métabolique | Lésion hépatocellulaire et charge en graisse hépatique |
| Rapport AST/ALT | 0,8 – 1,2 | Profil enzymatique à interpréter avec le contexte |
| GGT | < 25 U/L | Lésion hépatique liée à l’alcool/aux médicaments, stress oxydatif |
| Phosphatases alcalines | Plage propre au laboratoire plus tendance | Contexte foie, voies biliaires, os et métabolisme minéral |
Le bilan hépatique complet
Pour une évaluation précise, il ne suffit pas de mesurer uniquement l’AST et l’ALT. Un bilan complet inclut également la GGT, les phosphatases alcalines, la bilirubine et l’albumine. Ces marqueurs, analysés ensemble, fournissent un tableau tridimensionnel de la fonction hépatique.
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Le lien avec l’âge biologique
Le rapport AST/ALT est l’un des nombreux biomarqueurs qui contribuent à déterminer votre âge biologique. SuperAge intègre les données de vos analyses de sang avec celles provenant de l’Apple Watch (VFC, fréquence cardiaque au repos, activité physique) pour calculer un âge biologique global qui reflète véritablement l’état de santé de votre organisme.
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Questions fréquentes
Le rapport AST/ALT peut-il être normal même avec des transaminases élevées ?
Oui. Si les deux enzymes sont élevées dans les mêmes proportions, le rapport peut se situer autour de 1 (normal). C’est pourquoi il est essentiel d’évaluer à la fois les valeurs absolues et le rapport. Des transaminases à 80/80 U/L donnent un rapport de 1, mais indiquent tout de même un problème.
L’exercice physique peut-il fausser le rapport AST/ALT ?
Tout à fait. L’exercice intense, en particulier la musculation, peut augmenter l’AST plus que l’ALT pendant plusieurs jours après l’effort et peut aussi élever la CK, la LDH et la myoglobine. Pour obtenir des valeurs fiables, évitez les entraînements intenses dans les 48 à 72 heures précédant la prise de sang.
À quelle fréquence faut-il contrôler le rapport AST/ALT ?
Pour la plupart des adultes en bonne santé, 1 à 2 fois par an suffit. Si vous présentez des facteurs de risque (surpoids, consommation d’alcool, médicaments hépatotoxiques, antécédents familiaux de maladies hépatiques), un contrôle tous les 3 à 6 mois est plus approprié.
Le rapport AST/ALT entre-t-il dans le calcul de l’âge biologique ?
Dans de nombreux modèles d’âge biologique, les valeurs individuelles d’AST et d’ALT ainsi que leur rapport contribuent au calcul global. Le modèle PhenoAge, par exemple, utilise l’albumine et les phosphatases alcalines comme composantes directes — des marqueurs étroitement liés à la fonction hépatique.
Peut-on améliorer le rapport AST/ALT sans médicaments ?
Dans de nombreux profils métaboliques ou liés à l’alcool, oui. La perte de graisse viscérale, la réduction de l’exposition à l’alcool, une alimentation hépatoprotectrice et l’exercice régulier peuvent améliorer l’AST, l’ALT et la GGT au fil du temps. Toutefois, si les valeurs restent anormales malgré les changements de mode de vie, il est important d’en rechercher les causes spécifiques avec votre médecin.
Points clés
- Le rapport AST/ALT ajoute du contexte aux valeurs isolées : un rapport proche de 1 est souvent équilibré, tandis que des écarts importants pointent vers des profils à explorer
- Les zones préventives sont plus étroites que les grandes plages de laboratoire : une AST et une ALT en bas de norme peuvent être des objectifs utiles, mais les cibles doivent être personnalisées
- Le rapport est associé au risque à long terme : des cohortes le relient à la mortalité, à l’incidence du cancer et à des profils métaboliques, mais la causalité n’est pas établie
- Le mode de vie est la première couche d’action : réduire la graisse viscérale, limiter l’alcool et suivre une alimentation de type méditerranéen sont des leviers majeurs, mais les anomalies persistantes nécessitent un bilan médical
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Références
- De Ritis F, Coltorti M, Giusti G (1957) — An enzymatic test for the diagnosis of viral hepatitis: the transaminase serum activities — First description of the AST/ALT ratio.
- Botros M, Sikaris KA (2013) — The De Ritis Ratio: The Test of Time — Historical review and clinical validation of the ratio.
- Chen W. et al. (2022) — Elevated AST/ALT ratio is associated with all-cause mortality and cancer incident — Journal of Clinical Laboratory Analysis community cohort of 9,946 adults.
- Sorbi D, Boynton J, Lindor KD (1999) — The ratio of aspartate aminotransferase to alanine aminotransferase: potential value in differentiating nonalcoholic steatohepatitis from alcoholic liver disease. American Journal of Gastroenterology.
- AAFP (2017) — Mildly Elevated Liver Transaminase Levels: Causes and Evaluation — Primary care guidance for interpreting elevated AST and ALT.
- Scientific Reports (2025) — Association between De-Ritis ratio (AST/ALT) and mortality in patients with chronic kidney disease: a retrospective cohort study — NHANES 2007-2016 analysis of 2,728 CKD patients.
- Scientific Reports (2025) — A non-linear association between AST/ALT ratio and 28-day mortality in critically ill elderly — Multicenter study of 22,361 patients aged 65+ with a threshold effect around 2.161.
- Rinella ME, Lazarus JV, Ratziu V, et al. (2023) — A multisociety Delphi consensus statement on new fatty liver disease nomenclature — Replacement of NAFLD/NASH terminology with MASLD/MASH.
Dernière mise à jour : 2026-07-07. Cet article est régulièrement révisé pour en garantir l’exactitude.
Les informations fournies ne remplacent pas l’avis médical professionnel. Consultez votre médecin avant d’apporter des modifications significatives à votre mode de vie ou à votre traitement médicamenteux.